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Un blob doré

  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture

La mélasse, le méandre qui s’entrecroise et qui fait trébucher bon nombre d’êtres en perdition dans un monde en pleine dualité, dans la confrontation du bien et du mal. Il n’existe aucun mal d’où ne naisse un bien, mais il existe également beaucoup de bien d’où naît du mal.


La dualité et la confrontation de ces deux points de vue sont faussées depuis toujours. Chacun a sa vision du bien et du mal : son éducation, sa culture, son expérience. Il n’existe, en réalité, aucune explication tangible et arrêtée sur la question. Vous vous trompez tous.


Vous êtes emprisonnés dans une glue sans discontinuer, où tout un chacun croit faire ce qui est bien, tandis que tous les autres jugent ce qu’on leur fait comme étant du mal. C’est tout. C’est un fait.


Tant que la compréhension de la pluralité des perceptions — qui n’est souvent qu’un prisme imposé par votre environnement — n’est pas intégrée, vous croirez avoir raison. Mais vous avez tous tort, sans exception.


Tout est chute et tout est montée, et le tout apporte de l’expérience, de la consistance, de l’importance : une vigueur, une direction, un développement unique et personnel qui pousse à l’amélioration de soi. On peut s’améliorer quand on a très peu d’argent. On peut s’améliorer quand on a grandi dans une famille riche. On peut évoluer quand on ne sait pas lire. On peut régresser quand on est professeur de lettres.


Le sens et le non-sens de la recherche d’une définition de la « gentille » ou de la « méchante » personne sont un luxe conflictuel qui sert à créer des situations et des a priori sur les autres. Pourtant, grâce à ces méprises, vous pouvez apprendre énormément dans ces conflits incessants. C’est l’apprentissage que vous offre ce monde, et cette vie si physique, lourde et parfois douloureuse.


C’est pourquoi, à la fin, le retour est salvateur. Car l’expérience difficile et conflictuelle est terminée, et vous pouvez faire le point en toute liberté d’esprit et de corps. Vous comprenez alors, par l’acceptation, que tout un chacun participe à ce grand processus de découverte de soi et des autres.


C’est une chance inouïe de vivre une existence d’introspection. Ce n’est pas une capacité possible aussi aisément dans un lieu où l’amour et la paix existent sans contrainte et sans ambiguïté.


On avance très peu si l’on ne voit pas ce que les méandres des conflits internes peuvent générer autour de soi. C’est une expérience unique et inimitable.


Voici pourquoi vous en êtes là : à patauger dans une boue collante, horripilante, incessante et fatigante. Votre vie et votre existence doivent être ainsi pour appréhender la découverte et la compréhension de qui vous êtes, de quoi vous êtes capable, de ce que vous pouvez faire aux autres et à vous-même, de vos limites et de celles des autres.


Dans un monde d’amour, on ne connaît pas cela et on ne se rend pas compte de la pluralité et de la complexité de la vie. Et ne croyez pas que vos vies et vos expériences sont factices, superficielles ou encore un simple songe. Vous les vivez avec intensité et vérité.


Ce n’est pas une matrice artificielle dénuée de sens. Le sens de cette existence est précisément le fondement de ce que vous vivez au quotidien, et c’est cela qui importe.


Vous vivez pour un but précis : vivre jusqu’au bout de vos tripes ce qui doit être vécu, afin de comprendre vos limites, vos aspirations, vos envies réelles, et vos capacités profondément enfouies.


Laissez-vous aller et captez ce qui vous appartient de droit. Vous avez la chance et le droit d’être ce qui brille pour vous, en vous et pour les autres.


Ainsi, la complexité de l’existence profonde de chacun nécessite un renouvellement et un enchevêtrement de vies antérieures et alternatives, en accomplissement constant.


Vous vous devez, pour vous-même, de continuer jusqu’à ce que vous soyez convaincus et satisfaits de l’ensemble de vos expériences de vie, et que vous vous disiez un jour :

« J’ai suffisamment appris l’amour pour choisir d’y rester pour toujours. »



 
 
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